Vélo-boulot, ça pourrait rapporter gros !!

velo-boulot.rouler-avec-style-cest-possible-179153La ministre de l’Ecologie vient de le confirmer ce 30 septembre : la hauteur de l’indemnité kilométrique pour ceux qui utilisent le vélo comme moyen de déplacement domicile-travail est finalement fixée à 25 centimes du Km.

Réclamée depuis de nombreuses années par les associations de cyclistes, dont la FUBicy, comme un des leviers nécessaires pour amener plus de gens à rouler à vélo en suivant les exemples des pays voisins (Belgique, Pays du Nord…), cette indemnité maintenant inscrite dans la loi est une étape importante pour faire accéder le vélo au niveau de crédibilité des autres moyens de transport.Cette incitation forte pourrait mettre ou remettre en selle un nombre non négligeable de salariés, et de nombreuses études montrent que le bénéfice serait pour tous bien plus grand que le simple avantage financier. En effet, se remettre ainsi au sport pour se rendre au travail

  • réduirait le stress
  • augmenterait la productivité (jusqu’à 50% !) par une meilleure capacité à se concentrer. Ce sont d’ailleurs les mêmes conséquences positives qui peuvent être constatées pour les enfants en les conduisant à l’école à vélo, en plus de l’apprentissage en situation réelle des dangers de la rue.

Par ailleurs, plus de salariés à vélo, c’est aussi moins de place au sol à réserver aux voitures dans l’entreprise, et donc des dépenses potentiellement réduites en bâtiment. Beaucoup d’avantages donc…

Mais il y a un hic de taille…

…cette indemnité, présentée comme nécessaire pour contribuer à moins polluer l’atmosphère de nos villes, et qui devra être versée au salarié par l’entreprise, est pour l’instant soumise au volontariat de l’entrepreneur !! Comment imaginer qu’une contribution aussi nécessaire ne soit pas obligatoire !
Il est vrai que cette inscription dans la loi fait suite à une expérimentation dans plusieurs entreprises volontaires et que l’essai a été concluant. L’air du temps semble en effet être en train de changer.
On veut faire le choix de convaincre plutôt que de contraindre . Dont acte. Espérons que nombre d’employeurs non favorables, accepteront tout de même de mauvaise grâce de mettre en place cette indemnité devant la crainte d’être montrés du doigt comme « entreprise non citoyenne ».

Je ne manquerai pas alors de relayer les usagers pour les aider à convaincre les employeurs  qui refuseraient.

Néanmoins, une solution intermédiaire pourrait être mise en place avant les décrets d’application, qui devront tous paraître avant la fin de l’année, peut-être même avant la COP21. C’est ce qu’espère Olivier Schneider, président de la FUBicy, dans une interview rélisée par Nicolas Bégasse, 20minutes:
« La porte de sortie que nous proposons, c’est que soit prévu un montant minimum obligatoire, de 15 ou 20 centimes le kilomètre par exemple, l’employeur pouvant abonder à 25 centimes s’il le souhaite. C’est le cas par exemple du passe Navigo, dont le remboursement à 35 euros [sur 70] n’est qu’un minimum ».

Les différentes propositions, qui vont être soumises, sont encore modifiables.
D’autant que lesdites entreprises ne paieront pas de charges sociales sur cette indemnité. Mais effectivement, le risque est grand de voir surtout les plus petites entreprises ne pas vouloir ou pouvoir s’inscrire dans ce dispositif.

Car pensez-y. Si on compte 20c/km pour un trajet de 3km, deux fois par jour, cela représente tout de même autour de 25 € par mois, 275€ par an. Non imposables. De quoi payer vos pneus…

Vous posez sans doute des questions, et l’employeur aussi:

  • Comment la distance sera-t-elle comptabilisée? un AR ou deux par jour?
  • Y aura-t-il des contrôles? Si oui, comment?
  • Peut-on cumuler cet avantage avec une autre indemnité de transport?
  • Puis-je en profiter dès maintenant? Oui, effet rétroactif au 1er juillet 2015.
  • etc…

Ce sont les décrets d’application de la Loi de Transition Energétique qui préciseront ces choses.

Autre solution : une flotte de vélos à disposition dans l’entreprise.

les_facteurs_a_velo2-594x400

En effet, à partir du 1er janvier 2016, toutes les entreprises qui proposeront des vélos gratuitement à leurs salariés, pourront bénéficier d’une réduction de leurs impôts sur les sociétés, quand elles y sont assujetties. Cette réduction sera égale aux frais induits par la mise à disposition gratuite de cette flotte, dans la limite de 25% de l’investissement engagé. Elle sera applicable au titre de l’exercice au cours duquel les frais auront été engagés. Mais si le montant de la réduction d’impôt dépasse le montant de l’impôt dû, le solde non imputé ne pourra ni être restitué, ni reporté. Pas très favorable…

En attendant, suivez l’actualité. Et commencez à sensibiliser votre employeur, en insistant sur les bienfaits du vélo pour le moral et la productivité des salariés.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s