Un vélo pour Noël: pour les migrants aussi…

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Espérons qu’eux aussi trouveront enfin l’issue qu’ils souhaitent…Des étudiants français les aident pendant leurs vacances. Les assos leur trouvent des cadeaux. Vous aussi vous pouvez aider les migrants, notamment pour qu’ils puissent se déplacer facilement: si vous avez un, des vélos qui ne servent pas ou plus, faites une petite révision et portez-les leur dans les points où ils vont souvent. Un cadeau de Noël qui n’est pas un luxe…

Dix tonnes de cadeaux

//embedftv-a.akamaihd.net/ae48bdc1b53c8509611c3d86a1a865ab<br /><a href= »http://france3-regions.francetvinfo.fr &raquo; target= »_blank »>Dons du Secours Populaire aux migrants de Calais</a>

Joyeux Noël et Bonne Année 2016

Feliz Natal e Prospero Ano Novo 2016

Merry Christmas and Happy New Year 2016

Les Fontinettes: une gare qui ne mérite pas son déclassement!

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La « gare » des Fontinettes, deuxième gare (centre ville sud) de Calais, ainsi improprement appelée car elle n’est plus qu’une halte, le bâtiment étant fermé, pourrait reprendre davantage d’importance si on s’en occupait un peu. Elle pourrait même être l’élément permettant de redynamiser ce quartier, et notamment la place dite « Square des Fontinettes ».

Car elle a beaucoup d’atouts :

Trois lignes pour une simple « halte »:

  • C’est sans doute l’une des rares gares du Nord-Pas-de-Calais, avec ses quatre quais, à voir passer trois lignes de trains : eh oui, trois ! Calais-Boulogne, Calais -Lille, et Calais-Dunkerque

 

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A gauche, Calais-Lille et Calais-Dunkerque; à droite, Calais-Boulogne

…c’était même 4 lignes dans les années 50, avec la ligne Calais-Anvin (le « Petit train de Guînes »)

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Peu de correspondances:

Mais alors qu’elle est le point de passage obligé de tous les trains dont la plupart s’y arrêtent, il y a peu de vraies correspondances, et on est souvent obligé d’aller jusque Calais-Ville, qui est en cul-de-sac, pour repartir ensuite vers une autre destination. Avec une perte de temps considérable et un coût plus élevé.

Ainsi pour aller de Boulogne à Dunkerque, ce que doivent faire nombre d’étudiants de l’ULCO (Université du Littoral Côte d’Opale), 5 trains sur les 8 affichent une correspondance aux Fontinettes, dont une seulement de 10mn. Les autres vont de 27mn à…2h45 !!!

Malgré les importants travaux réalisés en 2014 sur la ligne Calais-Dunkerque, ces propositions fantaisistes du site de réservation de la SNCF contribuent malheureusement amplement à maintenir la voiture dans son rôle de seul moyen de transport pertinent sur la Côte d’Opale.

  • Pour renforcer les liens et la rapidité entre Boulogne et Dunkerque, on pourrait imaginer, après sondage de flux que un ou deux trains par jour ne passent pas par Calais-ville. La gare des Fontinettes pourrait être utilisée comme raccourci, comme celle de Longueau (banlieue d’Amiens), ou de Saint-Pierre-des-Corps (banlieue de Tours).

Une gare de plus en plus fréquentée, mais pas moyen d’acheter ni composter son billet!

  • C’est une gare fréquentée : alors que 342 personnes montaient ou descendaient aux Fontinettes CHAQUE JOUR OUVRABLE DE LA SEMAINE en 2010 ( statistiques région sncf 2010 ), c’est  495 en 2012, 460 en 2013, et 475 en 2014 (chiffres du mardi). Bien plus que Watten ou que Wimereux !
  • Et pourtant la vie des usagers n’est pas facilitée ! En effet, pas question d’acheter son billet ici, pas de personnel bien sûr, mais pas d’automate non plus.
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Pas de machine comme celle-ci pour acheter un billet!

Résultat : quand vous montez dans le train sans billet, vous n’avez pas droit à la sérénité. Il vous faut guetter le passage du contrôleur pour lui signifier votre montée, afin d’éviter une amende ou un supplément.

Et même si vous avez un billet, pas question de le composter. Ici, pas de composteur non plus !! Seuls les abonnés pass-pass peuvent valider.

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Pas de composteur aux Fontinettes!

Cette gare est déjà un lieu intermodal que l’on pourrait développer davantage:

Une station Vel’in et plusieurs lignes de bus s’y arrêtent. Un parking à vélos y a aussi été aménagé par la région.

On se demande pourquoi une gare qui reste si fréquentée ne dispose pas de ces équipements de base. Tout en étant comparable (taille, 2ème gare en ville, proche de l’autre) la gare des Tintelleries à Boulogne a, elle, tous les atouts d’une vraie gare. Seule la fréquentation y est supérieure.

J’ai déjà soumis ces questions au Comité de Ligne (réunion des usagers, de la SNCF, et de la Région) sans obtenir d’autre réponse que celle de la crainte de dégradations. Utilisant cette gare depuis des années, je peux dire qu’il s’agit d’un fantasme. D’ailleurs, les écrans d’infos disposés là n’ont jamais été dégradés.

Une gare pour redynamiser la place?

Enfin, dans un projet d’aménagement où les trois acteurs principaux (la ville, la Région et la SNCF) seraient motivés, cette gare pourrait servir de moteur à la redynamisation du quartier qui en a bien besoin. Il y faudrait rouvrir la gare, y remettre un accueil qui pourrait être partagé : gare, point multi-services (commerce alimentaire comme à la gare de Wimille, et Poste?).

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Gare de Wimille-Wimereux occupée par un commerce, ici côté voies.
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Côté ville: tout de même une autre allure que l’actuelle gare des Fontinettes, non?

Square des Fontinettes, on pourrait favoriser le retour de commerces de proximité par préemption, ou par implantation de structures commerciales provisoires sur une place qui pourrait être redessinée. Il y a déjà un hôtel-restaurant, un centre médical important et un café branché, alors pourquoi pas plus? La tendance actuelle est à considérer de nouveau les gares comme pôles de développement notamment commercial. Alors pourquoi pas ici aussi, modestement…

Si le sort de cette gare vous émeut vous pouvez réagir:

  • sur ce blog;
  • ou sur:

http://www.ter.sncf.com/nord-pas-de-calais/contacts

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Vue de la place en sortie de gare, la chaussée y est démesurée en regard de la circulation réelle. Cet espace redéfini pourrait être occupé différemment.

COP21,c’est signé ! C’est promis, à partir de 2020, on limite le réchauffement climatique et on aide financièrement les pays du Sud.

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L’accord a enfin été signé après 13 jours d’intenses négociations ce samedi 12 décembre. Rappelons que cet accord sera effectif en 2020. Selon Laurent Fabius, président de la COP21, le texte adopté est « juste, durable, dynamique, équilibré, et juridiquement contraignant ». Le monde entier s’est en effet engagé sur:
• une limitation de la hausse de la température « bien en deçà de 2°C »,
• une révision « tous les 5 ans » de ces objectifs
• une aide financière réelle aux pays du Sud.

Il s’agit en effet de limiter la hausse de la température « bien en deçà de 2°C » et de « poursuivre les efforts pour limiter la hausse de la température à 1,5°C ». L’objectif des 2°C par rapport à l’ère préindustrielle avait été acté en 2009 à Copenhague, ce qui impose de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Pour y parvenir, des politiques doivent être accentuées : mesures d’économies d’énergie, d’avantages d’investissements dans les énergies renouvelables, une politique de reboisement des forêts. Les États insulaires menacés par la montée du niveau de la mer, mettent en avant qu’ils sont en danger au-delà d’une hausse de 1,5°C.
186 pays ont annoncé des mesures pour limiter ou réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à horizon 2025-2030. Mais même si elles étaient respectées, la hausse du mercure serait ramenée à environ 3°C.

Pour atteindre l’objectif « bien en-deçà de 2°C », le texte propose « un pic des émissions de gaz à effet de serre le plus tôt possible » et « d’entreprendre des réductions rapides ensuite […] afin de parvenir à un équilibre entre émissions » dues aux activités humaines et celles « absorbées par les puits de carbone durant la seconde moitié du siècle », une référence possible aux forêts mais aussi à la technique du captage et stockage du CO2. Le terme de « neutralité carbone » n’apparaîtra pas. Des grands producteurs mondiaux d’énergies fossiles comme l’Arabie saoudite ou l’Inde s’y opposaient..

Ces engagements nationaux restent volontaires. Mais une révision devra avoir lieu tous les cinq ans, la première en 2025, après un bilan de l’action collective en 2023.

Les ONG jugent ce mécanisme trop tardif pour espérer rester sous les 2°C. Une première discussion sur les actions prises et à prendre est néanmoins prévue en 2018, les pays étant alors seulement invités en 2020 à revoir leurs contributions.

La convention climat de l’ONU de 1992 a instauré une division stricte entre pays développés et pays en développement dans le partage des obligations. Les pays industrialisés, Etats-Unis en tête, veulent assouplir cette ligne de partage qu’ils jugent dépassée au vu de l’essor économique des pays émergents, mais l’Inde par exemple refuse de l’effacer, au nom du droit au développement et de la responsabilité historique du Nord dans le dérèglement climatique.

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La COP21 au Grand Palais en ce début décembre 2015

En matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, cette « différenciation » reste de mise : les pays développés « doivent être à la pointe et se doter d’objectifs de réduction d’émissions en valeur absolue », alors que les pays en développement « devraient continuer à améliorer leurs efforts » de lutte contre le réchauffement, « à la lumière de leur situation nationale ».

En 2009, les pays riches ont promis de verser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour financer les politiques climatiques des pays en développement. Ces derniers exigent ensuite une progression de cette somme et plus de clarté sur les moyens d’y parvenir. Le texte acte que cette somme de 100 milliards de dollars n’est qu’un « plancher », et qu’en 2025, un nouvel objectif chiffré sera posé sur la table.

Par ailleurs, les pays développés ne voulaient plus être seuls à payer et demandaient une contribution aux pays comme la Chine, la Corée du sud, Singapour, les riches pays pétroliers… La formule proposée est que « les pays développés doivent apporter des ressources financières pour aider les pays en développement » à s’adapter aux effet du changement et à prendre des mesures pour réduire leurs émissions. « D’autres parties (pays ou groupe de pays) sont encouragées à apporter un soutien sur une base volontaire ».

1er décembre: l’indemnité km vélo torpillée en pleine COP21 !!

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Comme on pouvait s’y attendre quand, après avoir combattu des années en milieu réticent pour favoriser le vélo, les annonces se trouvent subitement trop alléchantes (voir article sur l’IKV), l’indemnité kilométrique-vélo prévue ne sera pas de 25c par km. Elle ne sera même plus kilométrique mais forfaitaire, plafonnée à 200 € par an, alors que le salarié moyen faisant 6km par jour pouvait espérer 306 € (si l’on considère en moyenne 204 jours travaillés par an). L’amendement a été voté ce 1er décembre par l’Assemblée Nationale.

                                            Vidéo FranceTVinfo

Signe fort donc, en pleine cop21. Tout le monde est écoeuré: associations-vélo, et citoyens. Car telle que définie maintenant, cette indemnité n’intéressera plus personne, après avoir levé, en sens défavorable au vélo les derniers flous de l’annonce de septembre:

  • Elle sera donc facultative pour l’employeur;
  • Elle ne sera pas applicable aux fonctionnaires (la fonction publique ne peut mettre en place une indemnité facultative);
  • Elle sera déclarable pour les impôts, défavorisant ainsi et le salarié et l’employeur, qui ne pourra pas non plus l’ôter de ses bénéfices;
  • Elle n’ira pas au-delà de 200€ par an ( soit 1 par jour !!!)
  • Elle ne se cumulera pas avec les abonnements de Transports en Commun: un vrai signe + supplémentaire pour l’intermodalité, que ce gouvernement dit par ailleurs vouloir favoriser.

                                 Il eût mieux valu ne rien annoncer!!

Je me tourne vers nos députés de secteur, Yann Capet et Frédéric Cuvillier, afin de comprendre ce qui a pu se passer.

Ce vote tire le marché du vélo vers le bas!

Car au-delà de l’effet catastrophique, presque ubuesque en pleine COP21, ce renoncement du gouvernement aura sans doute des conséquences en termes économiques pour l’industrie du vélo et aussi en termes de sécurité, car on peut penser qu’avec une indemnité substantielle, les usagers auraient été amenés plus facilement à mieux entretenir leur vélo, voire à le remplacer pour des modèles plus solides et de meilleure qualité. Ou à se décider à investir dans un vélo électrique.

Rappelons que le vol de vélos, très important du fait que le vélo n’est plus un véhicule immatriculé depuis 1958, tire déjà le marché vers le bas. En effet, quand on vous vole un vélo de qualité, vous avez tendance à en racheter un bien moins cher.

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En revanche, pour les voitures, tout est OK côté subventions! On continue!

Autres articles

  • de la Fubicy:

http://www.fubicy.org/spip.php?article512

  • Du blog d’Isabelle Lesens:

http://isabelleetlevelo.20minutes-blogs.fr/tag/ikv

  • La Voix du Nord::

http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/indemnite-kilometrique-velo-elle-sera-finalement-ia0b0n3196261