COP21,c’est signé ! C’est promis, à partir de 2020, on limite le réchauffement climatique et on aide financièrement les pays du Sud.

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L’accord a enfin été signé après 13 jours d’intenses négociations ce samedi 12 décembre. Rappelons que cet accord sera effectif en 2020. Selon Laurent Fabius, président de la COP21, le texte adopté est « juste, durable, dynamique, équilibré, et juridiquement contraignant ». Le monde entier s’est en effet engagé sur:
• une limitation de la hausse de la température « bien en deçà de 2°C »,
• une révision « tous les 5 ans » de ces objectifs
• une aide financière réelle aux pays du Sud.

Il s’agit en effet de limiter la hausse de la température « bien en deçà de 2°C » et de « poursuivre les efforts pour limiter la hausse de la température à 1,5°C ». L’objectif des 2°C par rapport à l’ère préindustrielle avait été acté en 2009 à Copenhague, ce qui impose de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Pour y parvenir, des politiques doivent être accentuées : mesures d’économies d’énergie, d’avantages d’investissements dans les énergies renouvelables, une politique de reboisement des forêts. Les États insulaires menacés par la montée du niveau de la mer, mettent en avant qu’ils sont en danger au-delà d’une hausse de 1,5°C.
186 pays ont annoncé des mesures pour limiter ou réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à horizon 2025-2030. Mais même si elles étaient respectées, la hausse du mercure serait ramenée à environ 3°C.

Pour atteindre l’objectif « bien en-deçà de 2°C », le texte propose « un pic des émissions de gaz à effet de serre le plus tôt possible » et « d’entreprendre des réductions rapides ensuite […] afin de parvenir à un équilibre entre émissions » dues aux activités humaines et celles « absorbées par les puits de carbone durant la seconde moitié du siècle », une référence possible aux forêts mais aussi à la technique du captage et stockage du CO2. Le terme de « neutralité carbone » n’apparaîtra pas. Des grands producteurs mondiaux d’énergies fossiles comme l’Arabie saoudite ou l’Inde s’y opposaient..

Ces engagements nationaux restent volontaires. Mais une révision devra avoir lieu tous les cinq ans, la première en 2025, après un bilan de l’action collective en 2023.

Les ONG jugent ce mécanisme trop tardif pour espérer rester sous les 2°C. Une première discussion sur les actions prises et à prendre est néanmoins prévue en 2018, les pays étant alors seulement invités en 2020 à revoir leurs contributions.

La convention climat de l’ONU de 1992 a instauré une division stricte entre pays développés et pays en développement dans le partage des obligations. Les pays industrialisés, Etats-Unis en tête, veulent assouplir cette ligne de partage qu’ils jugent dépassée au vu de l’essor économique des pays émergents, mais l’Inde par exemple refuse de l’effacer, au nom du droit au développement et de la responsabilité historique du Nord dans le dérèglement climatique.

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La COP21 au Grand Palais en ce début décembre 2015

En matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, cette « différenciation » reste de mise : les pays développés « doivent être à la pointe et se doter d’objectifs de réduction d’émissions en valeur absolue », alors que les pays en développement « devraient continuer à améliorer leurs efforts » de lutte contre le réchauffement, « à la lumière de leur situation nationale ».

En 2009, les pays riches ont promis de verser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour financer les politiques climatiques des pays en développement. Ces derniers exigent ensuite une progression de cette somme et plus de clarté sur les moyens d’y parvenir. Le texte acte que cette somme de 100 milliards de dollars n’est qu’un « plancher », et qu’en 2025, un nouvel objectif chiffré sera posé sur la table.

Par ailleurs, les pays développés ne voulaient plus être seuls à payer et demandaient une contribution aux pays comme la Chine, la Corée du sud, Singapour, les riches pays pétroliers… La formule proposée est que « les pays développés doivent apporter des ressources financières pour aider les pays en développement » à s’adapter aux effet du changement et à prendre des mesures pour réduire leurs émissions. « D’autres parties (pays ou groupe de pays) sont encouragées à apporter un soutien sur une base volontaire ».

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