Journée nationale « vélo » de la FUB ce 8 avril à La Rochelle (1): nouveaux usages, nouveaux visages…

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La Fédération des Usagers de la Bicyclette regroupe près de 200 associations de cyclistes urbains, défend les intérêts de 3 millions de cyclistes et de près de 17 millions d’usagers réguliers. Avant son assemblée générale qui s’est tenue ce samedi 9 avril à La Rochelle, elle a organisé, comme chaque année, une journée d’étude et de réflexion sur les questions

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soulevées par les politiques vélo en France. Journée à destination des associatifs, bien sûr, mais aussi des techniciens et élus des collectivités. 250 personnes y ont participé. Du jamais vu. Différents thèmes ont été passés en revue.

Réapprendre le partage de la Rue

Pour favoriser les  « mobilités actives »(vélo, marche, trottinettes etc.) et plus précisément le vélo, beaucoup de villes ont installé depuis plus de 20 ans là où c’était possible, des couloirs et des pistes cyclables. Mais difficile d’organiser les continuités en allant vers le centre des villes, où le nécessaire partage était plus compliqué, et donc plus « politique » et volontariste, tant la pression automobile y était forte. Les solutions qui se développent de plus en plus, permettant justement cette continuité sans nécessairement les aménagements vélo, ce sont les zones 30 et 20 ou zones de rencontre, mieux acceptées par les automobilistes, et qui permettent une cohabitation des différents modes de déplacement dans un espace commun non différencié. Un espace favorisant piétons et cyclistes, puisque la vitesse générale y est abaissée.

C’est résolument dans ce type de politique que beaucoup de villes s’engagent comme Grenoble, qui a mis il y a peu la totalité de la ville en zone 30.

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La Rochelle:

Souhaitant prendre toute sa part aux engagements nationaux (COP21, Loi sur la Transition Energétique), la ville ambitionne de franchir un nouveau cap : une politique globale qui associe réduction des vitesses, aménagements cyclables, communication active et éducation des plus jeunes. Aires de covoiturage, parkings-relais, nouveau réseau de bus, tout se doit d’être cohérent et coordonné. Avec aussi en projet une « maison du vélo ». Un temps fort de cette politique ambitieuse a été la suppression de la circulation automobile sur le vieux port depuis juillet 2015.

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Ces actions politiques coordonnées ne sont pas là pour faire sympa et accueillir quelques touristes supplémentaires. Il y a bien un enjeu de pollution et de santé publique à réduire globalement les émissions de CO2. Dans une petite ville comme dans une grande, une voiture produit en moyenne plus de 2 tonnes de CO2 par an !! Certaines villes font encore comme si cette réalité n’était pas leur problème !

(France3 Atlantique)

Lorient (56) : 60 000h, au centre d’une agglomération de 204 000h

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Dans le même état d’esprit depuis longtemps, Lorient n’en est plus à financer des études successives pour « hierarchiser » ses voies, comme on le fait encore dans le PDU de Calais. A Lorient, on a maintenu quelques voies structurantes à 50kmh, équipées d’aménagements cyclables, tout le reste passe petit à petit à 30 ou à 20 kmh ! Ce depuis vingt ans!  Lorient est pourtant aussi une ville reconstruite avec des avenues larges!

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Observatoire de l’IKV

Initiative conjointe du Club des Villes et Territoires Cyclables et de l’ADEME, l’expérience qui a conduit en septembre 2015 à l’adoption de l’Indemnité Kilométrique Vélo avait été menée par 18 entreprises volontaires dès 2014. Les constats :

  • Augmentation du nombre de cyclistes réguliers ;

  • Si l’iKV disparaît, les cyclistes restent ;

  • Il y a demande de services additionnels (douches, atelier vélo sur place) ;

  • La mesure est bien acceptée par les salariés, cyclistes ou non.

L’expérience belge est encourageante : en place depuis 1999, et quoique facultative également, l’IKV est aujourd’hui proposée par 84 % des entreprises !

Le marché du vélo en France:

Il se porte bien : 2,9 millions de vélos vendus en France en 2015, sur 20 millions en Europe (3ème place derrière le Danemark, la GB). Ce marché, c’est 10 milliards d’euros et 100 000 salariés. C’est une industrie considérée comme sympathique, mais pas encore prise au sérieux ! Un sacré travail d’image à poursuivre.

Bike2Work (Au travail à vélo!)

C’est un projet européen destiné à favoriser l’usage régulier du vélo pour les trajets domicile-travail. Il s’agit d’encourager les entreprises qui agissent sans stigmatiser les autres. Financé par le programme européen Energie Intelligente Europe, le projet promeut l’utilisation conjointe de campagnes de promotion et de sensibilisation (habitants et entreprises). Il regroupe 14 partenaires issus de 13 pays différents, dont la France.

European Cycling Challenge

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Initié par des villes italiennes, cet autre projet européen propose un concours aux habitants des villes participantes (une quarantaine, dont Amiens, Lille et Nantes en France 2015) .

      Il s’agit d’enregistrer entre le 1er et le 31 mai via une application sur votre smartphone tous les km que vous faites chaque jour à vélo, quelle qu’en soit la raison. Les km s’ajoutent et l’équipe qui en comptabilise le plus gagne.

On peut rejoindre l’ équipe d’une ville participante si on est de passage ou si on y réside provisoirement. C’est la ville polonaise de Gdànsk qui a remporté le challenge en 2015 avec près de 450 000km parcourus…Eh oui !

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Gdànsk,  lauréate 2015

Lire aussi:

La FUB inaugure le futur des déplacements

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