Une bonne résolution pour 2018: se mettre au vélo!

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Cette nouvelle année chauffante qui commence est l’occasion de tenter cette expérience: METTEZ-VOUS AU VELO ! Plus facile à dire qu’à faire? Pas si sûr…

Si vous êtes de ceux qui ont définitivement relégué la bicyclette « au fond du débarras de la civilisation occidentale » comme le dénonçait Ivan Illich, cet article ne vous intéressera pas. En revanche,

  • s’il vous arrive d’envier celles et ceux qui se déplacent à vélo,
  • si vous pensez qu’il faudrait ne plus (ou moins)  participer au ballet incessant de la circulation motorisée pour vous-même, pour les autres, pour votre bien-être, pour votre porte-monnaie aussi,

alors ces quelques lignes vous aideront peut-être.

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Les inconvénients à la pratique du vélo, s’il y en a, sont largement compensés par le bonheur de dominer la circulation, de respirer et de fendre le grand air, d’observer le monde autour de soi, d’être actif et silencieux, d’aller plus vite en ville que les voitures, de ne pas tourner 20 minutes pour stationner et donc de ne pas être stressé, de s’arrêter là où on veut aller, de pouvoir saluer quelqu’un qu’on croise…Le luxe, penseront certains!

 

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Se déplacer à vélo en ville, c’est ça!

Le vélo, c’est la liberté, du bonheur. On ne le sait pas, tant qu’on n’en a pas fait. L’essayer, c’est l’adopter. Alors, essayez !

Vous connaissez sans doute autour de vous une personne qui se déplace plus ou moins à vélo. Vainquez votre retenue, demandez-lui conseil.

La peur de l’insécurité routière est un frein important à la pratique du vélo. Il n’en sera pas question cette fois. On s’attachera seulement à vaincre les autres obstacles, ceux qui font barrage dans notre tête…

Pensez vos déplacements !

Se mettre au vélo requiert non pas du courage (« Vous êtes venu à vélo de ce temps-là ???? » ou encore quand il pleut : « Laissez votre vélo, je vous raccompagne ! »), mais la nécessité de « penser » ses déplacements. En effet, l’automobiliste, par facilité, n’y pense pas, puisque la société a tout organisé pour lui autour de sa voiture. Il tourne simplement la clé ! Il pense à ses déplacements seulement quand des événements fâcheux viennent mettre des bâtons dans ses roues (perte de permis, blessures handicapantes, embouteillages, verglas, neige, pannes diverses, accident…). Et c’est alors la panique pour trouver une solution alternative, faute d’y avoir pensé avant ! Comme si rien d’autre n’existait !

L’intermodalité: la solution d’avenir pour maîtriser ses déplacements

Qui n’utilise que la voiture en est totalement dépendant. Il ne maîtrise pas ses déplacements. Ce n’est pas le cas de qui se déplace à vélo, car il s’est préparé à utiliser aussi les autres modes: marche (+trottinette etc…), covoiturage, bus, train et bien sûr aussi…la voiture!).

  • vélo+train: possible gratuitement dans tous les TER et Intercités, payant dans les TGV;
  • vélo+bus: pas encore très au point:
  • vélo+covoiturage
  • vélo en libre-service: il vous permet même d’utiliser le vélo sans en posséder un.

Le vélo pliant élimine les obstacles, quand on veut faire de l’intermodalité (covoiturage, bus, train). Il passe partout. Gratuitement.

Malgré les apparences, le modèle du tout-voiture est dépassé. Les retours en arrière actuels dans certaines villes peuvent faire illusion, mais ce modèle du passé régresse dans les esprits, et c’est là de loin le plus important. C’est un mouvement de fond. International.

Passer au vélo : plusieurs étapes

A- Adaptation facile

1-Vous n’avez pas de contrainte de temps ni de distance :

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Vous pouvez vaquer à presque toutes vos occupations en organisant vos circuits de déplacement à l’économie, en jouant avec la météo. Exemple : Retraité(e), travailleur(-euse) à domicile…

 

 

2-Vous avez un travail à horaires réguliers, pas très loin de chez vous (moins de 5km, soit 75 % des déplacements!!!) : là encore, le vélo est fait pour vous. Exemple : fonctionnaire, employé, commerçant, ouvrier…

B- Adaptation plus difficile, mais possible:

il faudra réfléchir et prévoir une (petite) organisation avant de se lancer.

1-Vous devez vous déplacer pendant votre horaire de travail: s’il y a un véhicule sur place, pas de problème, ça ne vous empêche pas de vous rendre au travail à vélo. Si les déplacements internes se font dans la proximité, le vélo, ça peut être OK (aide à domicile, profession libérale). Il faut cesser de croire que la voiture est plus rapide et donne plus de liberté : en ville, ce n’est pas le cas (recherche de stationnement, circulation, embouteillages, stress…)

Sachez aussi que la pression exercée dans les offres d’emploi pour la possession d’un permis B ou pire, d’un « véhicule personnel » est illégale et surtout injustifiée dans nombre de cas.

2-Vous n’êtes pas seul(e), il y a les enfants à déposer à l’école ou chez la nourrice : là encore, c’est possible : le siège, la petite remorque ou le vélo-cargo, la 3ème roue s’ils sont petits, et le vélo ensemble, s’ils sont plus grands. Ou encore prendre votre courage à deux mains et organiser entre parents un vélobus (ou pédibus) qui vous libérera 3 fois sur 4 de cette contrainte, alors assumée par d’autres…Aux Pays-Bas, on se rend majoritairement à l’école en famille à vélo.

3-Vous devez effectuer des déplacements extérieurs à votre lieu de travail, de temps en temps (ville voisine…), si vous avez une certaine marge pour les organiser:

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essayez l’intermodalité : Train+vélo par exemple. Ou bus+vélo (avec un vélo pliant). Sinon, la voiture. Vous pouvez à terme parvenir à n’utiliser une voiture que lorsqu’il n’y a pas d’autre solution.

4-Votre ville, votre région ne sont pas plates, il y a des côtes…

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Optez pour le vélo à assistance électrique (VAE), qui, en dix ans, a bien plus amélioré ses performances (prix d’achat, autonomie, maintenance…) que la voiture électrique !!

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Le choix d’un VAE peut vous éviter le coût astronomique d’une deuxième voiture (500 € par mois en moyenne!!!article ici)

 

5-La météo, les courses… Des faux problèmes qui ont aussi  leurs solutions, on le verra. Mais en attendant, organisez-vous, quand c’est possible, pour avoir le choix entre la voiture et le vélo, au moins quand le temps est clément.

C- Vous cumulez les handicaps:

…travail très mobile, éloigné, volume important à emmener, habitation éloignée etc… dans ce cas, essayez de réfléchir à un possible retour (partiel ou total) de certaines contraintes actuelles dans la proximité. Sinon…

Dire qu’on maîtrise tout d’une vie professionnelle et personnelle (affectations, déplacements, lieu d’habitation etc.) est évidemment faux. Mais il est tout aussi faut de prétendre qu’on ne maîtriserait rien, qu’on subirait tout, que c’est le travail qui imposerait la voiture. On peut essayer de rapprocher son lieu de vie de son lieu de travail, on peut aussi faire ses courses dans la proximité.

Cette proximité n’est pas un luxe. Pour la qualité de vie et l’équilibre individuel et collectif, pour le lien social, c’est une nécessité. Qu’on a souvent laissé filer sans s’en rendre compte…

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2 réflexions sur “Une bonne résolution pour 2018: se mettre au vélo!

  1. J’ai tout lu et je vais m’y mettre incessamment sous peu. A+

    ________________________________ De : Thérèse Louchez Envoyé : dimanche 14 janvier 2018 11:48 À : velobuscotedopale Objet : RE: [Nouvel article] Une bonne résolution pour 2018: se mettre au vélo!

    ________________________________

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