A vélo dans le marais audomarois et la forêt de Clairmarais

Le marais audomarois, ou marais de Saint-Omer, est une micro région particulière de 37km2 qui peut se découvrir dans tous ses aspects à pied, à vélo, ou en bateau. En été, une balade train + vélo sur une journée (pour commencer) est parfaitement adaptée pour avoir une bonne vision de ce petit paradis d’oiseaux et d’ animaux sauvages, prisé aussi des pêcheurs. La forêt de Clairmarais toute proche complète l’ensemble par sa différence.

Gare de Saint-Omer

Le point de départ de cette balade est évidemment la monumentale gare SNCF de Saint-Omer, inaugurée en 1904, et dont la taille démesurée par rapport à celle de la ville (21 000 habitants en 1906, 15 000 aujourd’hui) s’explique comme une compensation par la Compagnie des Chemins de Fer du Nord du fait d’avoir transféré à Hazebrouck le projet initial de gare de triage, que la municipalité de Saint-Omer avait

photo VBCO

pourtant refusé d’accueillir ! Monument classé depuis 1984, elle a été fermée en 2011 par mesure de sécurité. Rachetée en 2016 par la CAPSO, elle a été réhabilitée et abrite de nouveau les guichets SNCF, ainsi qu’un « tiers-lieu » numérique. Cette renaissance heureuse ne doit néanmoins pas masquer la réalité, à Saint-Omer comme ailleurs, de la place accordée au ferroviaire en France : de trois lignes qui la desservaient à sa création, il n’en reste aujourd’hui qu’une seule (Calais-Lille), et l’aller-retour quotidien avec Paris en TGV, existant depuis 1993, a été supprimé en 2012 !

Le Marais de Saint-Omer

Né de l’assèchement (poldérisation) de l’ancien estuaire du fleuve côtier Aa, exploité longtemps en tourbières, ce qui a laissé de nombreux étangs comme celui du Romelaëre, le Marais audomarois est aujourd’hui une région à l’équilibre toujours fragile mais où on semble avoir compris que le « développement » des activités humaines peut aussi être tourné vers la nature, grâce à un écotourisme qui peut répondre au besoin de plus en plus prégnant des habitant·e·s des zones urbaines de se retrouver au calme de la nature, où seul le chant des oiseaux brise le silence.

photo VBCO

L’un des derniers marais cultivés de France

Le marais s’étend sur 3 726 hectares et 15 communes du Nord et du Pas-de-Calais, ce qui en fait la première zone humide de la région, loin devant les Hortillonnages d’Amiens, site comparable, qui n’en font que 300 ha. Avec 28 % de prairies humides, 12 % de terres maraîchères, et 5 % de roselières, il était en 2008 constitué d’environ 13 000 parcelles appartenant à environ 5 000 propriétaires (wikipedia). C’est sans doute ce morcellement qui a permis sa préservation, rendant plus difficiles les concentrations agricoles qui amènent assèchement plus rapide et généralisation des monocultures.

Une maison dans le marais. Ici, on sait communiquer avec une pointe d’humour…photo VBCO

Plus de cinquante légumes différents sont cultivés dans le marais, de manière conventionnelle ou biologique : carotte, endive, céleri, haricots … Mais c’est l’arrivée du chemin de fer qui, avec la première gare, en 1848, avait été à l’origine de l’augmentation de la production, en offrant aux maraîchers des débouchés inattendus pour leurs choux-fleurs, consacrant ainsi la renommée du « chou-fleur d’été de Saint-Omer ».

Le marais a été classé par l’Unesco en 2013 « douzième réserve de biosphère française » .

Des zones humides en danger

Les marais comme celui de Saint-Omer ne sont plus légion en France. La plupart ont disparu du fait de l’urbanisation et des infrastructures, et par l’intensification de l’agriculture (monocultures gourmandes en eau) amenant à aménager les cours d’eau. Les marais sont pourtant utiles pour la préservation de la biodiversité, mais aussi pour la régulation des risques d’inondation, l’élasticité des sols, ou encore pour préserver la ressource en eau. Ils constituent également des poumons de fraîcheur. Bref, nombre de fonctions qu’il deviendraitt urgent de renforcer en ces temps d’aggravation nette des changements climatiques.

Les discours publics d’intentions sur la question sont peu suivis d’effets puisque l’artificialisation globale en France continue d’aller bon train, environ 60 000 ha chaque année (ici) soit le double de ce que reconnaît le ministère de la Transition Ecologique…

Incontournable : la Maison du Marais

Première ou dernière étape de cette balade à moins d’un kilomètre de la gare, la Maison du Marais : c’est le lieu incontournable pour trouver des informations sur le sujet, voir une exposition, assister à des animations et même pour se restaurer.

Point de départ de visites en bacôve, la barque traditionnelle des maraîchers, on peut aussi se balader le long des chemins qui l’entourent et ainsi approcher du moulin, ou visiter le potager conservatoire, sorte de banque végétale qui rassemble les plantes cultivées dans le marais. Des moutons de race solognote y sont aussi mis à contribution pour entretenir les pâtures, c’est de l’écopâturage.

Balade à vélo au gré des chemins et des watergangs

J’ai noté peu d’itinéraires spécifiquement dédiés aux cyclistes dans le secteur. Comme souvent, c’est sur les axes principaux, là où se trouve la vitesse motorisée, que les aménagements font le plus défaut. Ainsi l’installation d’un « chaucidou » sur la D209 se veut-elle une amélioration mais qui ne diminue pas vraiment la vitesse des véhicules qui vous frôlent. Une différence de couleur ou de revêtement pour les couloirs cyclables eût été plus efficace pour limiter les vitesses…Heureusement, ça va beaucoup mieux dès qu’on quitte les voies fréquentées.

Chaucidou sur la RD209: photo google maps

Le marais est par définition un lieu globalement difficile d’accès, si ce n’est en bateau. En dehors des axes routiers principaux, les quelques petites routes qui le parcourent se perdent parfois ou aboutissent en cul-de-sac au bord d’un grand watergang. A vélo, on n’échappe pas à cette réalité, et en suivant les routes on revient parfois au point de départ. Les enfants allaient encore à l’école en bateau il n’y a pas si longtemps, certaines parcelles restant accessibles uniquement en barque, y compris pour la poste.

Plusieurs quartiers composent la partie urbaine du marais : le Haut-Pont, avec sa place et son église, ou encore le Lysel. Au fil de la balade, on voit souvent des étals de maraîcher·e·s, des gîtes ruraux, ou encore des points de départ de visite du marais en bateau (l’Audobarquoise, isnor, les faiseurs de bateaux…

On voit fréquemment des escutes se balancer nonchalamment le long des nombreux watergangs de toute taille (700 kms, dont 170 navigables). Ce sont des petites barques en bois qui font partie de la vie du marais et de son identité.

Les escutes, traditionnellement en bois, sont souvent remplacées par des barques en matière synthétique… photo VBCO

Les bacôves, plus grands, à fond plat, étaient le bateau des maraîchers d’autrefois. Ils sont utilisés plutôt maintenant pour les croisières touristiques, les visites du marais.

Les faiseurs de bateaux

Ces deux bateaux traditionnels sont encore fabriqués sur place, chez « Les Faiseurs de bateaux« . Une maison qui ne paie pas de mine, route de Clairmarais, mais qui ne manque pas de ressource : vous pouvez y visiter un chantier de construction, faire une visite guidée du marais, participer à un repas au bord de l’eau, ou sur l’eau etc…

Fabrication d’une escute – Photo « Les faiseurs de bateaux »

Etang du Romelaëre

La Grange Nature

Ce lieu situé rue du Romelaëre propose de partir à la découverte des paysages, de la faune et de la flore des espaces naturels. Expositions gratuites, animations à prix modique (3€), jardin pédagogique et des conférences sont proposées tout au long de l’année, une sorte de musée vivant pour toute la famille.

Photo VBCO

Vous y trouverez aussi une boutique bien alimentée en livres et objets artisanaux en lien avec la nature du marais (abris oiseaux en bois etc…)

Balade autour de l’étang

Un chemin mène directement de la Grange Nature à la réserve nationale pour un circuit de 4 kms. Une grande balade en pleine nature, alternant bords de l’eau, sous-bois et platelages accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Photo VBCO

De petits ponts de bois, parfois pont-levis pour laisser passer les barques, permettent la continuité des passages d’un bord à l’autre, on peut s’arrêter pour se laisser divaguer un peu en contemplant les nénuphars se balançant au gré des reflets sur l’eau au soleil couchant.

Il n’y a pas toujours des ponts ! Pour continuer sa balade, il est parfois nécessaire de traverser un watergang, comme ici, avec le pittoresque « Bac à chaîne ». Une chaîne étant fixée à chaque rive, on déplace le bac facilement à la main.

Photo VBCO

Des postes d’observation fondus dans le paysage sont installés pour observer quelques unes des 200 espèces d’oiseaux qui passent ou séjournent ici.

Romelaere, photo VBCO

Forêt de Clairmarais :

Dans le centre du village, on peut voir le quadrilatère de bâtiments formés par la ferme de l’abbaye, vestige de l’ancienne abbaye cistercienne du XIIème siècle. On s’enfonce ensuite dans la forêt de Rihoult-Clairmarais par des chemins rectilignes, jusqu’à bifurquer devant une sorte de briqueterie à l’abandon.

photo VBCO

Un parcours rafraîchissant en période d’été. Assez touffue, dominée par le chêne, cette forêt de 1200 hectares est l’une des plus grandes du Nord-Pas-de-Calais.

Etang d’Harchelles

Le sol de la forêt est argileux, ce qui explique la présence de plusieurs retenues d’eau. La présence de la plus grande d’entre elles, l’Etang d’Harchelles, est insoupçonnable depuis les chemins forestiers car il est noyé dans la végétation. Il était exploité par les moines dès le IXe siècle pour la tourbe et le poisson. La pêche y est d’ailleurs toujours possible, mais réglementée (no kill).

photo VBCO

Long de 400 mètres et large de plus de 100, avec une petite île au milieu, on peut en faire le tour complet, ce qui prend un certain temps.

Etang d’Harchelles: photo VBCO

Après cette première approche du marais, retour tranquille vers la gare de Saint-Omer.

La Vélomaritime sur la Côte d’Opale: de Sangatte à Boulogne-sur-Mer, depuis l’été 2021

Sur les hauteurs de Wimereux, l’entrée du port de Boulogne – photo VBCO

Eté 2021 – Réalisée dans sa partie rurale depuis quelques années déjà par le département du Pas-de-Calais, cette portion de la Vélomaritime, de Calais à Boulogne devrait être l’une des plus fréquentée de l’Eurovélo 4, puisqu’elle dessert le site des Deux-Caps, l’un des sites naturels touristiques majeurs au nord de Paris . Encore faudrait-il qu’elle offre une continuité et une sécurité suffisante pour des balades en famille, et qu’elle allie harmonieusement son parcours à la visibilité des sites (localités, plages, points de vue) sans multiplier par deux les distances acceptables par les voyageur·euse·s à vélo.

Lire la suite

Vélo, plaisance, randonnée dans le Calaisis: Pourquoi pas une Maison des Voies Vertes et Bleues?

Déjà en progression avant 2020, les pratiques du vélo augmentent de manière constante pour différentes raisons depuis le début de la crise sanitaire. Les randonnées en général, petites ou grandes, à vélo ou autrement, participent de l’envie de renouer avec l’extérieur, avec la nature et avec la lenteur, dans une société qui va vite, sans savoir où.

Lire la suite

Pont-du-Leu: liaisons avec le centre-ville, vie du quartier, circulation de transit. Quelles solutions ?

Réflexions sur un quartier

Le Pont-du-Leu est un quartier résidentiel de Calais, plutôt aéré, tranquille, où il fait bon vivre, en dehors des problèmes liées à la circulation, tous modes confondus. En effet, c’est un quartier enclavé, enserré par plusieurs voies importantes: l’autoroute A16 au Nord, qui le sépare fortement du centre de la ville, les voies SNCF au nord et à l’est, le canal de Saint-Omer à l’Est.

L’épine dorsale de ce quartier est le RD245, ici appelé Chemin des Régniers, voie fréquentée reliant Calais à Guînes. Cette départementale regroupe la plupart des services nécessaires à la vie quotidienne.

Un quartier résidentiel séparé de la ville

Cette situation d’enclavement a des avantages, comme la tranquillité de résidence, hors du CD245.

L’identité aussi : ce quartier pourrait être une bourgade d’environ 2500 habitants, si il n’était pas déjà à cheval sur deux communes: Calais et Coquelles.

Deux monuments l’identifient de loin : le château d’eau, et surtout l’église Sainte-Germaine (photo 1), qu’il semble toujours prévu de démolir pour des raisons financières, privant ainsi ce quartier de son phare, en quelque sorte ! Des habitants résistent !

Cet enclavement a aussi ses inconvénients, vécus au quotidien :

  • des liens physiques difficiles avec le centre-ville, lorsqu’on est piéton ou cycliste. Même si un passage sous l’A16 existe depuis longtemps, son abandon par les autorités l’a fait fuir par les habitant·e·s. Le sentiment d’insécurité routière induit pèse certainement sur les jeunes, à qui les parents ne laissent sans doute que peu d’autonomie de déplacement (pas ou peu de déplacement à pied ou à vélo vers la ville)
  • le RD245 se retrouve être le seul axe où se concentrent toutes les fonctions :
    • circulation motorisée (bus y compris), et stationnement
    • vie locale : école, commerces y sont implantés
  • l’absence de place centrale renforce l’identité de transit

L’importante circulation de transit apporte principalement des nuisances et de l’insécurité. Les vitesses pratiquées le long de cet axe ne sont pas acceptables en zone urbaine dense comme ici.

Aménager le RD 245 en privilégiant nettement la vie du quartier  et en améliorant les liaisons cycliste et piétonne avec la ville.

Qui peut le faire ? Ville ? Département ?

L’entretien d’une route départementale incombe au département. Le·la maire est chargé·e de la sûreté et de la commodité du passage sur ces voies. Il y a donc deux autorités différentes sur les voies départementales traversant une agglomération.

Les dépendances sont les ouvrages liés directement à la présence de la route et qui lui sont nécessaires. Ces dépendances sont présumées appartenir, sauf preuve contraire, aux propriétaires des voies. Les trottoirs en font partie, mais la justice, en cas de litige, apprécie au cas par cas la part respective de responsabilité des collectivités concernées.

A Calais, ce flou a souvent été entretenu. Alors que le passage des cyclistes et des piétons sous l’A16 a toujours été un problème, et bien que ces lieux soient facilement aménageables, la question de la responsabilité faisait l’objet d’une partie de ping-pong entre ville et CD62. De ce fait, rien n’y a jamais été fait.

S’il y avait convention entre les deux, les choses seraient donc plus claires. Mais y en a-t-il une ?

Que s’est-il fait jusqu’ici pour contenir la vitesse au Pont-du-Leu ?

Des mesures qui ne choisissent pas vraiment la sécurité des riverain·e·s, ni la vie du quartier.

Un terre-plein central peint : un espace inutile pris au milieu, qui favorise la vitesse, les automobilistes n’ayant pas à ralentir pour se croiser. De plus, l’existence de ce terre-plein condamne de fait le peu d’espace dévolu au cycliste sur la droite. Comme s’il n’existait pas. L’inverse de ce qui se fait ailleurs aujourd’hui (chaucidou, notre proposition)

De nombreux passages protégés, mais qui ne le sont pas ! Avec des voitures stationnées de chaque côté, bouchant la vue, comment espérer qu’un enfant traverse seul sans danger ?

Des radars pédagogiques aux entrées : insuffisant. Il suffit de 5 mn devant la maternelle pour mesurer l’accélération des véhicules sortant vers la rampe, à quelques mètres d’immeubles collectifs au pied desquels jouent des enfants.

Des feux ? Coûteux et peu efficace

Les feux ne visent que la circulation motorisée, c’est un aménagement « routier » ! Ils sont accidentogènes, comme le démontre le CEREMA ; ils sont source de nuisances pour les riverains (bruit au démarrage, pollution d’attente…); ils favorisent la vitesse  avec l’onde verte, ils sont très coûteux, et le plus souvent inefficaces, comme le montre cette étude de cas réalisée sur Calais, reprise dans le journal de la FUB, Vélocité: https://velobuscotedopale.wordpress.com/2018/05/18/les-feux-sont-ils-utiles-la-preuve-par-lexemple/

Le ratage, pourtant prévisible, du Pont-de-Coulogne servira-t-il d’exemple ? Alors que la tendance nationale est à l’apaisement des vitesses et à la suppression de feux urbains, à Calais, on en rajoute!

Des solutions? Il y en a

Agir sur la vitesse en partageant l’espace routier disponible entre les différents modes de déplacement:

1-la chaucidou, chaussée à voie centrale banalisée, ou encore CHAUssée pour CIrculations DOUces). Cette forme de marquage au sol, surmontable par les voitures, permet aussi d’installer la place des cyclistes dans le paysage. Par son effet visuel, la chaucidou a pour effet d’abaisser les vitesses

Chaucidou à Balinghem

2- la mise en zone 30, comme on l’a fait pour les boulevards en centre-ville. Avec ou sans passages surélevés (Kergomard), et diminution à terme de la zone circulée (notamment celle du carrefour Kergomard, bien trop vaste, ce qui serait un signe pour ralentir, . De nombreuses départementales sont aménagées ainsi. Rappelons que la liste des 250 villes qui ont choisi de passer tout ou partie de leur territoire à 30 kmh ne cesse de s’allonger. Calais compte-t-elle en faire partie?

L’objectif est de parvenir par des aménagements spécifiques, à une cohabitation des modes de déplacement dans la traversée du quartier, seule à même de faire baisser la vitesse, voire à décourager une partie de la circulation de transit. D’autres itinéraires existent. Les aménageurs doivent apprendre à ne plus voir que la seule circulation motorisée.

Des objections ?

On nous objectera peut-être, au département ou à la ville, que, vu le trafic motorisé important dans cette rue, ces aménagements ne sont pas possibles (???). Ce qui reviendrait à tenir le raisonnement suivant :

Plus il y a de trafic, plus il y a de danger pour les habitants…et moins on peut aménager pour réduire ce danger ! Où est la logique ? Le bénéfice ?

Et dans ce cas, pourquoi le département installe-t-il des chaucidous:

  • dans les traversées de Licques, Balinghem ou Nortkerque ?
  • Dans la traversée urbaine de Saint-Omer, sur une départementale aussi fréquentée que le Chemin des Régniers (D928, Bd de Strasbourg)?
Saint-Omer: chaucidou Bd de Strasbourg, RD928

Créer une centralité de quartier

Au lieu d’un nième parking, le terrain de l’ancienne station service aurait pu devenir une place traversante arborée et animée dans ce quartier qui n’en a pas. Ou même un simple espace vert (après dépollution du sol). Un lieu où toutes générations peuvent se retrouver. Du stationnement en épi pouvait être valorisé rue de Laubanie (Coquelles).

L’association Partageons la rue – Calais (PLRC) a fait par écrit ces propositions pour le quartier depuis 2017.

Sans même une réponse. PLRC est aussi sur facebook

Et pour se rendre en centre-ville à pied ou à vélo ?

Il faut aménager, réhabiliter le passage souterrain (éclairage, déco (par des assos ?), nettoyage régulier). De nombreuses villes le font sans le moindre problème d’utilisation.

Notons que ce passage, que les usager·e·s cyclistes ont considéré en 2017 et 2019 comme un « point noir » de l’agglomération, n’est même pas cité dans le nouveau plan vélo de la ville… https://www.calais.fr/fr/Ville-de-Calais/la-mairie/vie-municipale/rapports/communiques/60a3a74c72e7e53819c91c8b/plan-velo-calais

Aménager les 2 trottoirs du RD245 bordurés en partage piétons-cyclistes.

Le plus gros est fait. Quelques bordures à abaisser, quelques itinéraires à marquer, quelques logos au sol suffiront dans un premier temps.

D’autres secteurs du quartier (qui ne sont pas des départementales) appellent aussi des aménagements :

La traversée piétonne voie SNCF Montréal / Route de Coulogne : un passage souterrain ?

La route de Coulogne : trottoirs sacrifiés, vitesse amplifiée.

La rue de Puebla : vitesse excessive

Des simulations pour visualiser

1- Passage souterrain

2- Au pied de la rampe

3-Pauline Kergomard

4-Chemin des Régniers

5- Angle Montréal

6- Virage

Journées du Patrimoine 2020: vélo-châteaux en Flandre française

Le château d’Esquelbecq – photo VBCO

Je souhaitais depuis longtemps visiter le château d’Esquelbecq, dans le Westhoek, arrière-pays dunkerquois, dont je ne suis éloigné que de quelques kilomètres. Malgré les incertitudes qui planaient sur les visites suite au premier confinement, j’ai pu profiter de ces journées du Patrimoine, pour réaliser ce petit parcours en train (85km aller) + vélo (42km), avec un détour par deux autres belles demeures du secteur, les châteaux de La Briarde à West-cappel, et de Steenbourg à Steene.

Lire la suite